• CE JEUDI SOIR, L’ÉTOILE ROUGE ET LE PARTIZAN ENTAMENT LEURS CAMPAGNES EUROPÉENNES. QU’ATTENDRE D’EUX CETTE SAISON ?

Les deux géants de Belgrade représenteront la Serbie en Coupes d’Europe cette saison : l’Étoile Rouge en Ligue Europa, et le Partizan en Conference League. Après des parcours qualificatifs assez mouvementés pour les deux équipes, l’heure est au soulagement : le principal objectif était de se qualifier dans une compétition européenne. Néanmoins, les premiers matchs arrivent vite. Il y a donc peu de temps pour se reposer sur ses lauriers.

Pour l’Étoile Rouge, un groupe où tout est possible

Après la déception de l’élimination face au Sheriff Tiraspol au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, l’objectif était d’assurer sa place en Ligue Europa. Objectif atteint, avec la manière, face à un CFR Cluj qui s’est incliné 6-1 en cumulé. Les rouges et blancs ont hérité d’un groupe homogène, composé de Braga, Midtjylland et Ludugorets. Les hommes de Dejan Stankovic ont l’ambition de connaitre un second « printemps européen » consécutif. Comprenez : une place en seizièmes de finale. Un objectif atteignable à condition de finir dans les deux premiers du groupe F. Autre possibilité : finir troisième, ce qui conduirait en Conference League. Ce qui ne satisferait sans doute qu’à moitié les dirigeants du club, et Dejan Stankovic.

Ce dernier a, à sa disposition, un effectif quasi-similaire à celui de la saison dernière. Il semble même plus complet avec les arrivées d’Aleksandar Dragovic, Lois Diony, Nenad Krsticic et Richairo Zivkovic. Seul le départ de Nemanja Milunovic a eu un impact sur les performances de l’équipe. Milan Borjan garde toujours son but, et Milan Rodic reste la première option au poste de latéral gauche. Milos Degenek épaule Dragovic en charnière centrale. Au milieu, Guelor Kanga organise et oriente le jeu, tandis que Sékou Sanogo est au combat lors des phases défensives. En attaque, Mirko Ivanic et Aleksandar Katai sont à la création comme à la finition. Milan Pavkov ou Lois Diony se chargent de conclure les attaques. El Fardou Ben est lui toujours sur son aile droite, ou second attaquant.

On sait de quoi est capable cette équipe. Du meilleur, comme contre l’AC Milan en février dernier, ou du pire comme contre Kairat à l’aller cet été. En espérant que cette campagne européenne soit de nouveau fructueuse pour les « crveno-beli ».

Le renouveau du Partizan ?

Après une saison de disette, les noirs et blancs retrouvent l’Europe, et découvrent la Conference League. La phase qualificative a été un succès, malgré quelques frayeurs. Les « Crno-Beli » ont dû passer par les tirs aux buts pour sortir Sotchi au troisième tour, et ont attendu le match retour pour se défaire de Santa Clara en barrages. Le club est tombé sur un groupe à leur portée, avec La Gantoise, Anorthosis Famagouste et Flora Tallinn. La première place semble même envisageable pour un Partizan qui a remporté ses sept matchs de championnat. Attention à ne pas sous-estimer ses adversaires, qui pourraient leur poser bien des problèmes.

Toutefois, l’équipe semble armée pour cet objectif, avec une défense solide qui n’a encaissé que cinq buts en 13 matchs, gardée par la charnière Sanicanin – Vujajcic. À noter le retour de Nemanja Miletic, qui va encore renforcer l’arrière garde partizane. Le milieu de terrain, avec le chef d’orchestre Bibras Natcho, l’indéboulonnable Sasa Zdjelar, et l’imprévisible Seydouba Soumah, a de solides arguments en sa faveur. Et que dire de l’attaque, avec un Ricardo Gomes en feu, lui qui a inscrit 11 buts en 12 matchs toutes compétitions confondues. Lazar Markovic retrouve des couleurs et domine son côté droit, tandis que la pépite Nemanja Jovic s’affirme de matchs en matchs. Sans oublier la dernière recrue du club, en la personne de Queensy Menig, débarquée de Twente.

Coaché par Aleksandar Stanojevic, le Partizan a retrouvé de la stabilité et de la solidité, et pourrait obtenir de bons résultats en Conference League. Pour cela, il faudra assurer contre La Gantoise, et ne pas se faire piéger par Flora et Anorthosis à l’extérieur, car le Partizan a eu des difficultés en dehors de son stade lors des qualifications. 

Laisser un commentaire