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Les ultras du Partizan : entre passion et divisions

Connus et reconnus au devant de la scène ultras, les Grobari déchaînent les passions depuis bientôt 50ans. Qui sont ces ultras ? Pour qui le football est bien souvent un sujet mineur.  La première partie des années 60 est une réussite pour le Partizan. Le club remporte 4 championnats entre 1961 et 1965, et réalise une belle épopée européenne lors de la saison 1965-1966 en arrivant en finale de la Ligue des Champions (perdue 1-2 face au Real Madrid). Ces performances vont attirer de plus en plus de monde dans les travées du JNA Stadion, même si des groupes de supporters non officiels existaient déjà.

Coupe des clubs champions 1966 : l’épopée des bébés du Partizan

Lors de la saison 1965-1966, le Partizan Belgrade soufflait sa 20ème bougie. Pour fêter cela, les « Partizanove bebe » s’offraient un parcours incroyable en Coupe des Clubs Champions, le premier du genre pour un club d’Europe de l’est. Il est le premier buteur de l’histoire du Partizan, mais il a dû stopper sa carrière en raison de problèmes cardiaques. Florijan Matekalo a tout de même réussi à marquer son empreinte dans l’histoire « crno-beli ».  L’ancien milieu a été placé à la tête de l’école de football, posant les bases d’une des formations les plus réputées en Europe. Reconnu pour sa

Portrait de Veljko Paunovic, entraîneur de Reading

Héros de tout un pays, lorsqu’il remporte la Coupe du Monde U20 en 2015 avec la Serbie, Paunovic cherche à se lancer en club. Après une première expérience compliquée aux Chicago Fire, il a signé à Reading, où il se classe pour l'instant sixième, après un début de saison canon. « On ne devient pas footballeur dans un café ! Dans le football, en plus du talent, il est essentiel d’avoir quelqu’un qui dirigera ce talent. J’aime voir de telles personnes, travailleuses et professionnelles ». Ces mots, ce sont ceux de Blagoje Paunovic pour « Crno-Bela Nostalgija ». Considéré comme l’un

SuperLiga. Le 11 des « cracks » à suivre cette saison

Fudbalski Hram vous présente son 11, très offensif, des jeunes en devenir du championnat ! Le XI type Djordje Petrovic (20 ans, FK Cukaricki) Djordje Petrovic a commencé en tant que remplaçant. Il a cependant réussi à détrôner Nemanja Belic. Résultat : les « Brdjani » ont fini 4ème défense de SuperLiga, et le jeune portier n’a encaissé que 26 buts. S’il reste en Serbie, malgré l’intérêt de nombreux clubs européens, Petrovic sera titulaire et continuera à progresser. À condition qu’il gagne en constance dans ces prestations. Nikola Stevanovic (21 ans, FK Radnicki Nis) Il l’est l’une des belles surprises du Radnicki, malgré le dernier exercice

À la découverte de Zemun et de ses ultras

À quelques kilomètres de Belgrade, se trouve l’une des formations les plus truculentes du football professionnel serbe. Le FK Zemun. Club au palmarès inexistant, il doit sa notoriété à son identité et à ses supporters.  Municipalité aujourd’hui rattachée à Belgrade, Zemun a pendant de nombreuses années été une ville à part entière. Avec son histoire et son identité. Il est essentiel d’intégrer son passé pour répondre à la question suivante : mais pourquoi il y’a-t-il des ultras à Zemun ? Alors qu’ils pourraient, en quelques minutes de voiture, se rendre dans le centre-ville belgradois et supporter l’une des deux grosses équipes

Pourquoi Novi Pazar est-il le club le plus détesté de Serbie ?

LE FK NOVI PAZAR, CLUB DE PRVALIGA, A TOUT POUR PASSER INAPERÇU DANS L'UNIVERS DU FOOTBALL SERBE. TOUTEFOIS, CE CLUB DÉCHAÎNE LES PASSIONS, ET FIGURE DANS LA LIGNE DE MIRE DE LA PLUPART DES SUPPORTERS DU PAYS. POURQUOI CE CLUB EST-IL TANT HAÏT ? FUDBALSKI HRAM RÉPOND À CETTE QUESTION. Peu d’éléments sportifs expliquent cette haine viscérale à l’encontre du petit club de Novi Pazar, fondé en 1928 et capitale de la région du Sandzak . Seuls les explications politiques peuvent répondre à la question posée.  Un peu de géopolitique pour bien commencer cet article. Le Sandzak est une région à cheval

Stefan Mitrovic, l’antihéros par excellence

PAS DE TATOUAGES, PAS DE COUPES DE CHEVEUX BARIOLÉES, PAS D'EXUBÉRANCES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX... IL FAUT LE DIRE, STEFAN MITROVIC N'EST PAS LE FOOTBALLEUR LE PLUS "SEXY" DE SA GÉNÉRATION. RETOUR SUR LE PARCOURS MOUVEMENTÉ DU PLUS ALSACIEN DES SERBES. Désormais capitaine du Racing Club de Strasbourg, ses débuts dans le monde professionnel furent pour le moins tumultueux. Le natif de Belgrade chausse les crampons pour la première fois en 2000, il a 10 ans Un début de carrière modeste Il s’épanouit alors dans le club de son quartier, le Rad Belgrade. Il défend les couleurs des « Gradjevinari » et fait

ENTRETIEN. Pavle Obradovic : « j’ai les qualités pour jouer avec les professionnels »

Son modèle dans le football est Aleksandar Mitrovic, il est né en 2001 à Gornji Milanovac et évolue avec les U19 et la réserve du Racing Club de Strasbourg. Il n'aime pas se mettre en avant mais est lucide sur ses qualités. Avec son mètre 97, l'avant-centre compte bien bousculer la hiérarchie en place.  Bonjour Pavle, comment un môme de Gornji Milanovac se retrouve à jouer pour Strasbourg ? Je jouais un match de PrvaLiga avec le Borac Cacak, et des scouts du Racing étaient présents pour me superviser. J'avais fait une bonne partie et après, est venue une proposition pour me

Quels sont les liens réels entre Franjo Tudjman et le Partizan ?

Ce fait est peu connu en dehors des frontières de l’ex-Yougoslavie. Pourtant, l’ancien président croate a occupé de hautes fonctions au sein du club de l’armée yougoslave. Pendant longtemps, son importance dans l’histoire « crno-beli » a été recherchée, débattue et contestée. Avant de devenir un dissident nationaliste et révisionniste, Franjo Tudjman était dans les rangs communistes. Il est âgé de 19 ans lorsqu’il rejoint, en 1941, les Partisans emmenés par Josip Broz. 18 ans plus tard, il devient le plus jeune général de l’armée titiste. Parallèlement à sa carrière militaire, il intègre en 1954 le JSD Partizan, l’association sportive au

Radomir Antic : les raisons de l’amour

Décédé il y a environ 2 mois maintenant, Radomir Antic était l’une des figures du football serbe les plus appréciées. Au-delà de ses faits d’armes sportifs, connus de tous, l’homme attirait la sympathie de par sa simplicité et son franc parler. Fudbalski Hram revient sur les raisons de sa popularité.  Radomir voit le jour à Zitiste, et fait ses débuts en tant que joueur au Sloboda Uzice, tout comme un certain Nemanja Vidic. Par ailleurs, le stade du club porte aujourd’hui son nom, signe de la marque que l’homme aura laissé dans sa ville d’origine. D’origine oui, puisqu’il a 6 ans