MÀJ : Interrogée sur la question mardi 8 décembre dernier, la ministre des affaires étrangères de l’Espagne, Aranca Gonzalez Lima, semble faire marche arrière. « Nous jouons sous les règles de la FIFA » a-t-elle précisé. « Ce problème doit-être résolu sous l’égide de la FIFA » ajoute la ministre.

Le Kosovo, qui avait été initialement tiré au sort pour intégrer le groupe A, a été reversé dans le groupe B en raison de la présence de la Serbie dans la première poule. Un problème se pose cependant, puisque l’Espagne et sa Fédération vont interdire, selon « Sport1.de », leur sélection de disputer des rencontres contre le Kosovo. Pourquoi ? Car l’Espagne ne reconnaît pas le Kosovo, et qu’elle établit un parallèle dans ses relations avec la Catalogne et ses velléités indépendantistes. Des discussions seront sûrement établies par la FIFA et l’UEFA dans les jours prochains pour essayer de faire flancher l’Espagne dans sa décision. D’autant plus que celle-ci s’était engagée en 2018 auprès du CIO à autoriser le drapeau et l’hymne du Kosovo sur son sol lors de compétitions internationales. Cela n’avait pas empêché le gouvernement espagnol d’interdire à des footballeurs du Kosovo de se rendre à un match à Gibraltar via l’Espagne en 2018

Par ailleurs, le pays de Cervantes aurait expressément demandé à la Georgie et à la Grèce de faire de même, ne reconnaissant pas non plus l’indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement en 2008. Ce n’est pas la première fois que l’Espagne manifeste son soutien aux Serbes dans ce conflit via le football, en témoigne cette photo des supporters du Real Madrid prise en 2013 :

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By Sacha Tisic

Journaliste. Je n'ai confiance qu'en mon Desert Eagle et en Mitrović dans les arrêts de jeu.

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