Milan Jovanovic est un ancien joueur serbe, né à Bajina Basta, le 18 avril 1981. Devenu une superstar en Belgique, il a inscrit son nom sur le tableau des légendes du championnat local. Avec une quarantaine de match en sélection nationale, il est le premier buteur serbe a marqué en Coupe du Monde, dans un match devenu légendaire. Présentation.

Milan commence sa carrière au FK Vojvodina lors de la saison 1999-2000. Il joue près de 40 matchs sous le maillot de l’équipe de Novi Sad, et marque une dizaine de buts. L’attaquant reste au pays jusqu’en 2003, année où il s’envole pour le Shakhtar Donetsk. Il signe ensuite au Lokomotiv Moscou, sans succès. 

De la Serbie au plat pays

En 2006, « Jova » change d’horizon et atterrit en Belgique pour signer avec le Standard de Liège, orphelin de son attaquant Mémé Tchité, parti pour Anderlecht. Il ne lui faut qu’une saison pour faire oublier l’ancien avant-centre. Aligné sur le côté gauche de l’attaque, il finit meilleur buteur de son équipe avec 14 réalisations. Devenu idole pour son caractère et son sens du but, l’attaquant a le droit à son petit surnom : « le serpent ».

La saison suivante, 2007-08, le Standard est sacré champion de Belgique. Jovanovic est encore le meilleur buteur de son équipe pour la deuxième fois d’affilée. La saison suivante, Milan et le Standard remettent leur titre en jeu. Personne n’arrive à leur enlever : ils remportent une nouvelle fois la Pro League.

Au début de l’exercice 2009-10, « Jova » est contacté par Predrag Mijatovic, directeur sportif au Real Madrid. C’est un non pour l’attaquant qui déclara : « Si Real appelle, on te dis que tu dois y aller. Mais peut-être que je suis spécial. Je pensais que si j’y allais, ce serait en tant que joueur ordinaire. Mais si je restais en Belgique, où je me sentais bien, alors je deviendrais une star ici. Je n’ai aucun regret. Je les ai refusés parce que je ne voulais pas être dans la marge. Je n’irai jamais quelque part où je ne jouerai qu’un petit rôle. » Les mots sont clairs et précis de la part de Jovanovic. Il ne compte pas quitter pas le Standard, où il est dans une situation confortable, pour une place sur le banc. Il reste donc une année supplémentaire avec les liégeois. Une saison compliqué ou il n’inscrit que 10 buts. Cela ne l’empêche pas d’être élu joueur de la saison précédente, en janvier. Une belle récompense avant de dire au revoir.

©RTBF

L’épreuve Liverpool


En fin de contrat en Belgique, Jovanovic signe libre à Liverpool en 2010. Joueur souhaité par entraîneur en place, Rafael Benitez, l’attaquant est conseillé par son ancien coéquipier, Marouane Fellaini, et par son collègue de sélection , Nemanja Vidic. Désireux de démontrer son talent à l’échelle internationale, Milan est rempli d’enthousiasme et n’a qu’une hâte : jouer. Malheureusement pour lui, avant son arrivée, le coach quitte le navire. Benitez s’engage avec l’Inter Milan, et souhaite amener « Jova » avec lui, en Italie. Fidèle à son contrat, le Serbe refuse et endosse le numéro 14 sur les pelouses anglaises.

Il fait ses débuts sous Roy Hogdson, sans réussite. L’entraîneur est remercié, Kenny Dalglish prend sa place. C’est la fin pour « le serpent », qui est n’est plus utilisé par son nouveau manager. Il finit par regarder ses coéquipiers en direct des tribunes. « Mon seul regret est que l’entraîneur qui m’a amené à Anfield ait quitté le club avant même mon arrivée », a-t-il déclaré. « Si Rafa Benitez était resté à Liverpool, je pense que tout serait différent pour moi. Il y avait 15 autres clubs qui m’ont suivi mais j’ai choisi Liverpool et j’ai fait une erreur » ajoute-t-il. 

Comme à la maison

Une saison galère plus tard, beaucoup de rumeurs envoient Milan Jovanovic dans son jardin, à Sclessin, sous le maillot du Standard. Cependant, d’autres rumeurs envoient l’attaquant chez l’ennemi : le RSC Anderlecht ! Coup de tonnerre à Liège, où les supporters attendaient plus un retour du serpent, qu’une trahison. Jovanovic signe un contrat de 2 ans avec le club bruxellois. Lors de son retour en Belgique, le serbe reprend goût au football, marque 9 buts et réalise 12 passes décisives. Il remporte, une nouvelle fois, un titre de champion.

La saison 2012-2013 est le clap de fin pour Milan Jovanovic. Transformé en joueur d’équipe, il délivre 14 passes décisives et score par 8 fois. Il clôturer sa carrière par un dernier titre de champion et une dernière ligne à sa légende en Belgique. Sans contrat, l’attaquant repart par la très grande porte, malgré sa trahison. De retour en Serbie, il s’entraîne avec sa première équipe, le FK Vojvodina, mais n’y signe pas un dernier contrat.

En sélection, un match mémorable

Milan Jovanovic fait ses débuts avec les aigles blancs en 2007, où il affronte la Finlande en match de qualifications pour l’Euro. Sous les ordres de Javier Clemente pour sa première sélection, il inscrit son tout premier but avec les « Orlovi ». Il est aussi le premier buteur serbe de l’histoire à marquer en Coupe du Monde, après son but face à l’Allemagne en 2010. Un match qui reste aujourd’hui le principal fait d’arme du football serbe. Au total, il comptabilise 44 sélections, et a marqué à 11 reprises sous le maillot serbe.

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